La part de résidences secondaires est un bon révélateur de l'attractivité touristique d'une commune. Là où elle est très élevée, la population grimpe l'été et se réduit l'hiver, ce qui change profondément la vie locale (commerces saisonniers, marché du logement tendu pour les résidents permanents).

Communes (≥ 500 logements) où la part est la plus forte

CommuneRésidences secondaires
Germ97,2 %
Puy-Saint-Vincent94,7 %
Villarembert94,0 %
Uvernet-Fours93,7 %
Eaux-Bonnes93,0 %
Chamrousse92,9 %
Auris92,3 %
Les Angles92,0 %
Vars91,9 %
Allos91,8 %

Source : INSEE, Recensement de la population (logement) (millésime 2022).

Ce que ça implique si vous voulez y habiter à l'année

  • Un marché immobilier souvent cher et concurrentiel.
  • Des services parfois calibrés pour la haute saison.
  • Une vie de village plus calme hors vacances.

Le seuil de 500 logements écarte les très petites communes, où quelques résidences suffisent à atteindre des pourcentages extrêmes.

Un phénomène très concentré

À l'échelle nationale, les résidences secondaires représentent environ 10 % du parc de logements. Cette moyenne est trompeuse : le phénomène se concentre sur le littoral, la montagne et quelques campagnes prisées. Parmi les communes d'au moins 500 logements, 470 comptent plus d'une résidence secondaire sur deux. Dans ces territoires, la population présente peut largement plus que doubler en pleine saison.

Ce que cela change pour s'y installer à l'année

Une forte proportion de résidences secondaires exerce une double pression sur les habitants permanents : les prix grimpent, portés par une demande extérieure souvent plus solvable, et l'offre de location à l'année se raréfie au profit de la location saisonnière. Les services (commerces, médecins, écoles) sont parfois calibrés pour l'été et tournent au ralenti l'hiver. À l'inverse, ces communes offrent des équipements de loisirs et une animation estivale que leur taille ne laisserait pas attendre. À peser selon que l'on cherche une résidence principale ou un pied-à-terre.